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4 mai 2016

Gestion du stress sur le diabète de type 2

Diabète de type 2 et stress


Lors de mes derniers posts (1, 2) sur l'impact du stress sur mon organisme, j'ai été étonné par l'augmentation de ma glycémie lorsque je parlais en public devant une soixantaine de personne. J'ai recherché à comprendre quels étaient les mécanismes et les hormones responsables de cette augmentation du glucose dans le sang. Je me suis aussi demandé s'il existait des études cliniques montrant cet impact sur un nombre important de volontaires. 

J'ai lu récemment une étude scientifique faite par un Professeur du département de psychiatrie et des sciences comportementales au Duke University Medical Center. L'article date de 2002 et se trouve dans Diabetes Voice 2002;47:38-40.

Figure 1 : effet de la gestion du stress sur la mesure du contrôle de la glycémie


Contexte 


Etude clinique sur 1 semaine


Dans la première étude clinique citée, 12 personnes atteintes de diabète de type 2 ont été hospitalisées pendant une semaine. Le premier jour suivant l'admission, ces personnes ont subi un test de tolérance au glucose oral standard. Les 5 jours suivants, la moitié des personnes atteintes de diabète a été formée à la relaxation musculaire progressive (exemple sur Youtube) tandis que l'autre moitié devait simplement garder le repos dans leur lit. Le test de tolérance au glucose a été répété. Les personnes qui avaient reçu la formation à la relaxation montraient clairement une meilleure tolérance au glucose par rapport à l'autre groupe.  Cette étude en milieu hospitalier ne répondait pas à la question réellement importante, à savoir : la régulation du stress peut-elle apporter une contribution significative, à long terme, pour une gestion réussie du diabète ? 

Etude clinique sur 1 an


Une seconde étude a été répétée sur un plus grand groupe de personnes atteintes de diabète de type 2. 60 patients ont participé à 5 sessions de groupe hebdomadaires de formation à la gestion du stress, tandis que 48 patients constituaient un groupe témoin qui prenait part à 5 sessions de groupe hebdomadaires de formation sur le diabète. Tous ont été suivis pendant un an. Au bout d'un an, les patients qui avaient bénéficié de la formation à la gestion du stress montraient une réduction significative du taux de glucose de 0.4% mesuré par le marqueur HbA1c, tandis que les patients du groupe témoin présentaient effectivement de moins bons taux de glucose (Figure 1). Cette amélioration serait suffisamment significative pour avoir un impact sur le développement à long terme de complications microvasculaires du diabète et éventuellement d'autres complications.

Conclusion


Le stress est depuis longtemps considéré comme un facteur important dans le diabète de type 2. Ce n'est que tout récemment que la recherche a démontré que le stress pouvait jouer un rôle dans le déclenchement du diabète de type 2 chez les individus prédisposés au diabète et dans le contrôle de la glycémie chez les personnes atteintes de diabète. Des techniques simples de gestion du stress peuvent avoir un impact significatif sur le contrôle de la glycémie à long terme et peuvent constituer un outil utile de gestion de ce type de diabète.

A la lecture de cet article, peut-être devrai-je faire du yoga ou d'autres techniques de relaxation pour réguler mon niveau de glycémie sur le long terme.

30 déc. 2015

Réduire l'hyperglycémie après le petit-déjeuner en mangeant du soja / yaourt

Que manger pour son petit-déjeuner ?


La question que je me pose est toujours la même. Comment réduire l'hyperglycémie post-prandiale après mon petit-déjeuner traditionnel ? Nous avons aussi montré dans un post précédent que l'absorption de protéines du petit-lait (lactosérum) pendant le petit-déjeuner ne modifiait pas la teneur en glucose dans le sang.

Une nouvelle étude a été publiée par une équipe de chercheurs de l'université de Newcastle au Royaume-Unis en 2010, sur cette thématique dans le Journal Diabetes Care 33:2552–2554, 2010.

Contexte 

Des études précédentes ont montré une réduction considérable de l'hyperglycémie après le deuxième repas de la journée, à condition que le petit déjeuner ait été pris. Ces chercheurs ont donc émis l'hypothèse que l'hyperglycémie après le petit-déjeuner chez des sujets diabétiques de type 2 pourrait être atténuée, sans médicament, en consommant un casse-croute à faible teneur en glucides et à haute teneur protéique avant ce même petit-déjeuner.

Protocole opératoire


dix personnes diabétiques de type 2 traités par leur mode de vie (alimentation et exercice) avec ou sans Metformine ont, pendant deux jours consécutifs, pris un petit-déjeuner composé de 51g de glucides, 4.8g de matières grasses et 5.8g de protéines à 10 heure du matin. Sur une des deux journées, un casse-croûte composé de 30g de fèves de soja et de 75g d'un yaourt (à base de soja ou de lait ; ce point n'a pas été précisé dans l'article) a été proposé 2h avant le petit-déjeuner. Les changements métaboliques après le petit déjeuner ont été comparés entre les 2 jours. 


Résultats & conclusions


Les résultats ont clairement montré que la glycémie post-prandiale après le petit-déjeuner était inférieure avec la prise de yaourt et de soja. Cette étude a démontré pour la première fois que la prise d'un casse-croûte riche en protéines et faible en glucides à jeun, 2 heures avant le petit déjeuner réduisait de 40% l'augmentation post prandiale de la glycémie chez les personnes diabétiques de type 2. Les auteurs terminent en disant, qu'il est maintenant important d'optimiser à la fois la composition du casse-croûte et l'intervalle avant le petit déjeuner pour maximiser les avantages de cette approche.


Personnellement, vu que je travaille, il m'est plutôt difficile de vérifier cela au quotidien. Si vous avez testé cette méthode et que vous pouvez avoir des valeurs à nous transmettre, vous pouvez laisser un commentaire.


25 déc. 2015

Le petit-lait pour éviter le pic glycémique post-prandial

Le petit-lait indispensable au petit-déjeuner ?


Lors de mon post sur le suivi glycémique après un petit-déjeuner traditionnel, j'ai été effaré par l'augmentation de ma glycémie post-prandiale. J'ai donc commencé à rechercher des articles traitant de la question, afin de savoir s'il y avait des possibilités de réduire cette glycémie. 

J'ai lu une très belle étude scientifique faite par une équipe de chercheurs issus de plusieurs universités de Suède, composée à la fois d'endocrinologues, de nutritionnistes et de médecins. L'article date de 2005 et se trouve dans Am J Clin Nutr 2005;82:69–75.

Contexte 


Des études récentes ont montré que les protéines du petit-lait (lactosérum) permettent de stimuler la  sécrétion d'insuline et ainsi de réduire la glycémie post-prandiale sur des personnes en bonne santé. Le mécanisme responsable de ce résultat est encore inconnu ; d'après les chercheurs certains acides aminés et hormones (incrétines) présents dans le petit-lait semblent être impliqués dans ce processus. Le but de cette étude est d'évaluer si une supplémentation en protéines du petit lait lors d'un repas riche en glucides peut augmenter la sécrétion d'insuline et ainsi améliorer le contrôle glycémique des sujets diabétiques de type 2.

Protocole opératoire


Quatorze diabétiques de type 2 ont pris 4 tranches de pain blanc au petit-déjeuner ainsi qu'une purée de pommes de terre et des boulettes de viande au déjeuner. Ces deux repas à fort indice glycémique avait comme objectif d'augmenter la glycémie. Ces deux repas ont été accompagnés de protéines de petit lait le premier jour. Le deuxième jour, leur repas a été accompagné de jambon maigre et de lactose. Des prélèvements sanguins ont été effectués avant et pendant 4h après le petit-déjeuner et jusqu'à 3h après le déjeuner, afin de suivre la quantité de glucose dans le sang et le taux d'insuline.

Résultats & conclusions


Au travers des analyses de sang, les chercheurs ont montré que la sécrétion d'insuline était plus élevée lorsque des protéines de lait étaient proposées lors de repas à fort indice glycémique, avec une augmentation de 31% pour le petit-déjeuner et de 57% pour le déjeuner par rapport aux valeurs obtenues lors d'un repas de référence. Après le déjeuner, le pic de glycémie est réduit de 21% (mesurée après 2h) après avoir absorbé des protéines de petit-lait, alors qu'aucun impact n'a été observé dans le cas du petit-déjeuner.

Boire du petit-lait lors d'un repas riche en glucides permet aux personnes diabétiques de type 2 de libérer plus d'insuline et de réduire le pic glycémique post-prandial lors du déjeuner. Le moindre effet des protéines de petit-lait sur le contrôle glycémique après le petit-déjeuner pourrait s'expliquer par leur impact plus limité sur la sécrétion d'insuline et aussi parce que la résistance à l'insuline se montrerait plus importante le matin, après la période de jeûne nocturne, suggèrent les auteurs.


Si je reviens à ma recherche de départ ; il semble donc que le lactosérum ne va pas m'aider à diminuer ma glycémie postprandiale après le petit-déjeuner. Je note, que les protéines de petit-lait ont un effet sur la glycémie durant le déjeuner. Je testerais dès que j'en trouverais.

5 déc. 2015

"Diabète Mag" : le magazine 100% diabète

Mon 1er réflexe, lorsque j'ai appris ma maladie, a été de me tourner vers la toile - le web - avec mon trop plein de question. C'est quoi le diabète ? comment devient-on diabétique ? Pourquoi moi ? Que dois-je manger ? On est très vite noyé par la quantité d'information disponible. Et comme le dit l'adage "trop d'information, tue l'information". Il me fallait trouver une source d'information "digérée" qui puisse me faire progresser. Je me suis donc tourné vers la presse papier. 

En langue française, il existe peu de magazine consacré 100% au diabète alors qu'il s'agit d'une maladie qui touche plus de 3,5 millions de Français en 2015. J'en ai trouvé un auquel je me suis abonné : Diabète Mag.

Être diabétique ne nous empêche pas d’apprécier les plaisirs de la vie et ils sont nombreux mais avec modération … voilà en substance ce que j'ai appris au travers de la lecture de ce magazine. En effet, les diabétiques peuvent consommer de tout, avec modération et dans certaines conditions.

magazine diabète mag numéro 13 en version française
Diabète Mag N°13 : Nov - Déc 2015

Nous en voilà déjà arrivé au numéro 13, et j'ai commencé avec le numéro 4. Ce que j'apprécie dans ce magazine, c'est son côté concret et simple, accessible au plus grand nombre, centré sur nos préoccupations. Une mine d'informations pour nous les diabétiques. 

Par exemple, doit-on préférer les glaces ou les sorbets ? Peut-on boire de l’alcool ? Quels sont les compléments alimentaires qui contribuent à abaisser la glycémie ? Quelles sont les vertus de l'huile d'olive ? Diabète Mag répond à ce genre de question à travers ses rubriques nutrition, santé et bien-être. 

Comment fonctionne le pancréas ? quelles sont les complications du diabète ? Quel rôle a le cholestérol dans le diabète ? Ces questions sont clairement expliquées dans les rubriques santé.

Je suis aussi fan de la rubrique innovation qui me permet de me projeter sur les grandes innovations à venir ou existantes. Les 2 testeurs de glycémies que je me suis procurés iBGStar® et FreeStyle Libre®, je les ai trouvés dans des articles des numéros 6 et 7 de ce magazine.

Enfin, il y a plein de recettes conçues pour garder une glycémie basse dans la seconde partie du magazine, "le Gourmand Diabétique". Un grand bravo à l'équipe de ce magazine.

Êtes-vous abonné à d'autres magazines qui méritent la lecture et pour lesquels vous apprenez des choses concrètes ?